L’école des « maris modèles »
du Bénin présentée à Foix
L’Afdi Occitanie, l’Association Agriculteurs Français et développement International Occitanie a accueilli une délégation de l’Association Nationale des Femmes Agricultrices du Bénin (ANaF) du Bénin, sa présidente Marie Aguewe (qui est agricultrice en céréales et apicultrice) et son coordonnateur Germain Dossou, également secrétaire général de la cellule des experts et expertes en genre et développement du Bénin (CELGeD-Benin).
L’Afdi est partenaire de l’ANaF pour le renforcement des coopératives féminines, l’autonomisation économique de ses membres en travaillant pour cela l’accès au financement, le renforcement de la gouvernance et les méthodes agroécologiques pour une résilience au changement climatique .En mission en France pour une quinzaine de jours, ils ont fait étape à Foix accompagnés par Evelyne Guilhem, la présidente d’Afdi Occitanie, et Ulrike Bongartz, animatrice d’Afdi Occitanie. En premier lieu pour intervenir le 22 novembre à l’Université dans le cadre du Master Ruralités Nord Sud (module sur les questions de développement territorial et des politiques publiques d’appui au développement territorial, de Laurence Barde) et discuter de la la place des femmes
dans l’agriculture et leur rôle dans le développement territorial. Ensuite, pour rencontrer à la mairie de Foix, accueillis par Marine Bordes et de Mme Rousse (également présidente d’Ingénieuse Afrique), des membres du Club Soroptimist de Foix qui a contribué financièrement à aider une agricultrice béninoise. C’est au cours de cette rencontre qu’a été abordée par Germain DOSSOU, la notion de «masculinité positive» telle quelle est développée en Afrique et au Bénin en particulier, puisque le patriarcat au Bénin a été identifié comme étant un frein à l’autonomisation des femmes. « Si les hommes sont le problème, faisons en sorte qu’ils apportent la solution » a lancé M. DOSSOU en évoquant une des solutions pour y
remédier : «l’école des maris modèles». Ce sont des espaces qui sont de véritables cadres de transformation sociale et de diffusion de bonnes pratiques, pour changer, les habitudes et les comportements. 29 écoles de «maris-modèles» ont mobilisé la participation active de 440 hommes et déjà, les premiers résultats se font sentir, comme la réduction des violences intra-familiales„ le renforcement des relations intergénérationnelles, le développement économique, et la valorisation du leadership féminin. Pour les intervenants béninois, il fallait rassurer les hommes «qui pensaient qu’on allait travailler à l’autonomisation des femmes contre eux» alors que c’est «ensemble» que l’égalité des droits doit être acquise.
Cécile Dupon